Les Chartreux de Confinéal

Sauvegarde et développement du répertoire pour les harmonies-fanfares et batteries-fanfares

Analyse détaillée

Rédacteur : François-Xavier Bailleul

Date : 25 octobre 2012

1. ÉLÉMENTS SIGNALÉTIQUES

Titre

Les Chartreux de Confinéal

Sous-titre

/

Auteur

Lionel RIVIÈRE

Arrangeur

/

Date de composition

/

Éditeur

Lionel RIVIÈRE

Date d’édition

/

Type de partition

Score détaillé

Formation instrumentale

Batterie-fanfare

Division

Honneur

Durée

Environ 9 minutes

Genre

Pièce descriptive

2. ÉLÉMENTS D’INTERPRÉTATION

  • Le titre évoque un lieu historique où se trouvait la chartreuse de Port Sainte-Marie fondée en 1219. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines au lieu-dit Confinéal sur la commune de Chapdes-Beaufort en Auvergne.
  • C’est l’occasion pour le compositeur de proposer une grande fresque musicale aux accents parfois moyenâgeux. En utilisant la voix des instrumentistes, la composition élargit son moyen sonore. Une succession de séquences permet de mettre en valeur différentes organisations de l’orchestre de batterie- fanfare. Des enchaînements en variations d’un élément thématique principal seront tour à tour confiés au tutti d’orchestre ou aux solistes graves.
  • Pièce descriptive Composition libre.
  • C’est une œuvre difficile. Par son instrumentation tout d’abord, pas moins de 4 claviers et une percussion très importante et par son écriture résolument moderne. Il vous faudra disposer également de deux excellents bassistes. Dans les pupitres d’instruments naturels, les difficultés sont moindres, les rythmiques sont parallèles et facilitent la mise en place. Il restera à bien équilibrer les plans sonores. Dans les sections vocales, s’assurer d’une émission sonore juste et naturelle. Il n’y a pas non plus de grandes difficultés techniques aux accessoires du pupitre de percussion. Seule, l’écriture claviers nécessite des instrumentistes confirmés. Les enchaînements peuvent paraître inattendus, ils sont le fruit d’une grande prolixité du discours du compositeur. Ils ne doivent pas vous rebuter.

3. ÉLÉMENTS TECHNIQUES

Il sera nécessaire de répartir les respirations dans les tenues en valeurs longues pour ne pas interrompre l’émission du son. Toujours identifier l’élément qui fait mouvement (mélodique ou rythmique) pour le rendre présent dans la sonorité générale. En accompagnement des voix graves (lettre B et C), contrôler, le volume sonore des percussions. Les tutti avec les instruments à vents (lettre D, E et G) ne posent pas de problèmes. Ils sont écrits équilibrés. Il vous appartient par contre de répartir également le nombre d’instrumentistes dans les voix. Dans les séquences à plusieurs claviers, les tenues d’instruments graves doivent être en retrait dans la nuance. Il est important d’en assurer la conduite pour éviter les ruptures sonores.

Nomenclature détaillée des instruments

 

          Instrument

Nombre de voix

 

               Observations

 

Tessiture et difficulté

Tutti

Solistes

 

Clairon

 

2

 

/

 

Tessiture complète

Difficulté moyenne

 

Trompette

 

2

 

/

 

Tessiture complète

Difficulté moyenne

 

Cor

 

2

 

/

 

Tessiture complète

Difficulté moyenne

 

Clairon basse

 

2

 

/

 

Tessiture complète

Difficulté moyenne

 

Trompette basse

 

2

 

/

 

Tessiture complète

Difficulté moyenne

 

Euphonium

 

1

 

1

 

Tessiture complète

Difficile

 

Contrebasse sib

 

1

 

1

 

Tessiture standard

Difficulté moyenne

 Claviers

 4

 /

2 Glockenspiels, Vibraphone, Marimba et cloches tubes.

Difficile

Percussions

2

/

Timbales, caisse-claire, tambours.

Difficulté moyenne

 Accessoires

 2

 /

Cymbales, Grosse-caisse, Tam-Tam, triangle, tom basse, tambourin, tubes harmoniques.

Difficulté moyenne

4. PISTES DE TRAVAIL DANS LES DIFFÉRENTES PARTIES DE L’ŒUVRE

 

Mesure

Description de chaque passage : indiquer des images permettant de dégager des éléments de travail

Début

Fin

 

 

 Introduction

 

 

 1

 

 

 23

L’introduction commence dans un tempo lent par les tubes harmoniques et un effet de souffle obtenu dans les embouchures. Les quatre claviers mettent en résonance une vibration nourrit de rythmes combinés et de dissonances, nouveau souffle annonciateur de l’entrée de tenues graves en accord de quinte et de la timbale, évolution de l’harmonisation des tenues vers des accords instables et retour à la position initiale (accord de quinte). Le discours des claviers se réduit progressivement et termine l’introduction accompagné de quelques accents de cloches tubulaires. Toute cette introduction n’est que résonance. Chaque élément se doit d’être au même plan sonore pour produire une vibration homogène.

 

 Lettre A

 

 24

 

 31

Sur un accompagnement très sobre de voix graves et d’un seul glock, est exposée une phrase chantée par tous les autres instrumentistes à vents. Elle commence à une voix et se poursuit à deux. Quelques ponctuations de percussions soulignent la grande sobriété de cette séquence.

 

 

Lettre B

 

 

32

 

 

 47

Toujours dans une écriture instrumentale épurée, ce sont les deux voix graves (euphonium et contrebasse) qui dialoguent dans un environnement de percussions multiples dont les rythmes sont combinés. Le glock vient souligner la ligne de l’euphonium à la mesure 36, alors qu’une vibration de trompette soliste irise le climat (mes. 41et 42). La section se termine par quatre mesures tutti des vents naturels en rupture complète avec l’équilibre précédent.

 

 

 Lettre C

 

 

  48

 

 

 75

L’organisation de la lettre B est reprise dans une tonalité différente et avec le complément sonore d’un accord de quinte aux voix élevées et d’un clavier supplémentaire en contrepoint. À la mesure 56, le discours se stabilise en valeurs régulières puis semble être en suspension sur une ligne descendante de l’euphonium que soulignent les cloches tubes et les arpèges de claviers. La dynamique se réinstalle (mes.69) avec la percussion rythmée sur des tenues de voix graves, le tout accélérant jusqu’au mouvement plus rapide de la section suivante.

 

 

Lettre D

 

 

76

 

 

 99

Début de la deuxième partie par une phrase musicale évoquant une course de chevaux dans un tournoi. La phrase est harmonisée et la rythmique est parallèle, tant pour la mélodie que pour l’accompagnement. Cela donne une grande stabilité à la séquence. Reprise de l’élément d’enchaînement de la fin de la section C en accélérant vers la mélodie suivante (mes. 92).

 

 

 Lettre E

 

 

100

 

 

 125

Comme une sorte de variation libre, la séquence utilise la même disposition instrumentale qu’à la lettre D, mais la mélodie est différente et l’harmonisation plus actuelle. L’accompagnement n’est plus en valeurs longues, mais en valeurs rythmées indépendantes de la dynamique de la mélodie. À la mesure 116, suppression de la ligne mélodique, poursuite de l’élément d’accompagnement dans une rythmique simplifiée. Cette séquence est enrichie d’interventions courtes et dispersées de la percussion et des voix supérieures. Elle se conclut sur le seul accord des voix graves.

 

 Lettre F

 

  126

 

 152

Retour d’un dialogue des deux graves (euphonium et contrebasse) utilisant la mélodie précédente dans un tempo ralenti. Un simple triangle les accompagne. Après la suspension du discours sur un point d’orgue, le tempo rapide reprend et permet la construction d’un grand tutti par entrées successives des vents. Le crescendo général aboutit la totalité de l’accord et le retour de la percussion.

Lettre G

 153

 170

Reprise in extenso de la séquence de la lettre E.

 

 Lettre H

 

171

 

  186

Section qui s’organise à nouveau autour d’une dynamique de claviers accompagnée des tenues des voix graves. Les différences viennent de l’emploi sur le cercle de la rythmique de caisse claire et d’éléments dispersés aux vents. Mesure 179, reprise de la dynamique aux voix graves alors qu’au-dessus se déploie une grande phrase monodique de trompettes et cors en octave.

 Lettre I

187

        194

Ultime variation des principes de la lettre H, mais cette fois dans un tempo réduit de moitié.

 Lettre J

 195

 210

Réexposition, dans le tempo initial, de la lettre A avec une ligne mélodique qui mute en fin de section aux deux seuls graves (euphonium et contrebasse).

 

Lettre K

 

211

 

Fin

En guise de coda, la dernière section reprend la fin de la section C en variant le dessin de l’euphonium.

La conclusion ultime s’organise avec deux accords de sib mineur.